Le 16 septembre
1998, les ministres du travail et du sport, ont signé un accord
cadre, pour que les clubs de cyclisme soient un lieu privilégié
de création d'emploi. L'idée était double:
Répondre
à des besoins non satisfaits ou émergents, en créant
de nouveaux métiers.
Lutter contre
le chômage des jeunes, les aider à se professionnaliser,
c'est à dire acquérir les savoirs (connaissances), les
savoir-faire (gestes techniques), et les savoirs être (comportement
dans l'entreprise).
Fin 1999, après 15 ans d'existence, fort de soixante pilotes,
le bicross club de Montmélian se lance dans l'aventure «
employeur », avec le soutien du Maire de Montmélian Monsieur
RINCHET très engagé à nos côtés, du
Conseil Municipal, de Marie-Françoise POTEREAU, Conseillère
technique régionale cyclisme. C'est également Thierry
FOUILLEUL, qui par son charisme, sa personnalité attachante et
ses résultats sportifs, a su lever les dernières craintes
de certains administrateurs.
Au 1er février,
la vie du club change, Thierry est embauché.
Après huit mois de fonctionnement, les bilans sportifs, associatifs
et financiers ont été faits et votés par cette
assemblée générale.
Nous avons vu que, si tous les objectifs poursuivis ne sont pas
atteints, nous sommes tout de même dans une évolution trés
positive.
Nous devons encore faire des progrès.
Voici le contexte de cette rentrée :
Le nombre de
pilotes a augmenté de 20 % environ.
La couverture
des entraînements est insuffisante par rapport à ce que
nous souhaitons.
La diversité
des niveaux et des âges augmente ; 4 ans et 1/2 pour le plus jeune
pilote, beaucoup de débutants de 11 ou 12 ans.
Les véritables
« créneaux » d'entraînements sont limités
et la concentration reste extrême les mercredis et samedis aprés
midi. Certains pilotes prévus, aux vues de leur âge et
de leur niveau, le matin, ont école le mercredi ou le samedi
matin. Il faudrait deux entraîneurs présents en même
temps sur le terrain, comme avant l'embauche de Thierry.
Les entraîneurs
bénévoles ne peuvent pas s'engager à être
présents régulièrement. Ces bénévoles
sont aussi parents de pilotes et le club ne peut reposer de façon
pérenne sur le sport choisi par les enfants.
L'année
2001 est une bonne illustration de ces difficultés Thierry a
un calendrier de courses très chargé (18 week-ends de
course entre le 7janvier et le 14 juillet 2001), et 2 semaines de stage
équipe de France, l'entraînement des pilotes de l'équipe
Dauphiné Savoie.... Donc autant d'entraînements de fin
de semaine (vendredi soir, samedi matin et après midi) qu'il
ne pourra pas assumer.
Le projet d'une
nouvelle piste (en modifiant le départ), va nécessiter
beaucoup de disponibilité.
Pour promouvoir
le bicross auprès des écoles, des centres de loisirs...
pour lesquels nous avons envisagé d'acheter du matériel
(vélos et protections), et développer d'autres partenariats
(avec d'autres clubs de cyclisme), il faudrait plus de temps et de disponibilités.
L'entretien du matériel nécessaire à ces actions
devra être assuré.
L'organisation de la Course que nous demandons pour 2002, un inter région
(un quart de finale) va mobiliser toutes les énergies.
A deux, on est plus fort, le travail en équipe est plus riche
La rentrée
scolaire est souvent, en France, l'occasion de développer de
nouveaux projets. Nous n'échappons pas à la règle.
Le contexte et les questions sur notre fonctionnement ont interrogé
le conseil d'administration de l'association.
Par ailleurs,
la mesure emploi jeune se termine à la fin de cette année,
c'est à dire qu'il ne sera plus possible de bénéficier
de l'aide de l'Etat de 90% du coût de ces emplois pendant cinq
ans, si les dossiers ne sont pas déposés en 2000.
Fort de ces
éléments, le Conseil d'Administration du 29 septembre,
a décidé de travailler sur un nouveau dossier emploi jeune,
pour répondre aux besoins du club, en assurant une doublure d'un
maximum d'entraînements (plus de souplesse), pour assurer les
entraînements lors des absences de Thierry (soutenu par les bénévoles),
pour développer des activités nouvelles, et contribuer
également à entretenir la piste.
Pour bénéficier
de ce type de contrat, il faut répondre à un certain nombre
de critères fixés par les textes ( avoir moins de 26 ans..
rechercher un emploi... ) et correspondre à ceux fixés
par l'employeur.
Pour l'embauche
de Thierry, nos critères de club employeur ont été
d'une part son niveau sportif d'élite afin d'assurer une haute
qualité technique et une bonne progression de nos pilotes, ainsi
qu'un effet d'image pour le dynamisme du club et sa reconnaissance par
nos partenaires ; et d'autre part sa personnalité, faite entre
autre d'ouverture et de dynamisme, qui nous paraissait correspondre
à la vie de notre club.
Aujourd'hui
il s'agit davantage de recruter localement un jeune, ayant une très
bonne pratique du bicross, désirant s'investir dans le sport,
en devenant entraîneur et agent de développement du BMX.
Il n'aura pas
forcément toutes les compétences pour assurer l'ensemble
des missions que nous souhaitons lui confier mais il devra impérativement
s'engager d'une part à travailler sous la responsabilité
technique de Thierry et des membres du bureau responsables du tutorat
pédagogique, et d'autre part à suivre un ensemble de formations
visant à sa professionnalisation telle que nous l'avons définie
en terme de savoir, de savoir-faire et de savoir être.
Ce processus
de formation comporte avant l'embauche si possible ou très rapidement,
la validation du BF1 (Brevet Fédéral) et du Brevet de
Secourisme.
Il est nécessaire
que ce jeune obtienne le niveau scolaire requis pour se présenter
au tronc commun du Brevet d'Etat, c'est à dire un niveau BAC.
Il faudra donc qu'il entreprenne parallèlement à son travail
au club, la remise à niveau nécessaire en centre de formation
(GPETA , AIDEP, ou autre).
Ainsi, sur
cinq ans le jeune doit obtenir le BESSAC afin d'être réellement
reconnu professionnellement.
En même
temps il faut rappeler que la pérennisation de ce poste au-delà
des cinq ans reste à construire, en fonction d'éventuels
nouveaux textes gouvernementaux
d'aide à l'emploi dans les associations, et grâce au soutien
de la Municipalité
de Montmélian, des instances sportives départementales,
du Conseil Général
(pourquoi pas ?), et à celui de partenaires privés.
La pérennisation
se construira bien sûr en fonction de l'évolution de
notre activité tant en direction de nos compétiteurs que
d'un publique plus large.
Nous avons pensé
à Laurent MAILLARD, Montméliannais et pilote du club pour
cet «emploi jeune», si bien sûr nous obtenons le conventionnement
de la Préfecture
avant la fin du soutien de l'Etat pour ce dispositif.
Depuis Janvier
2001 cet emploi jeune s'est concrétisé.
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